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Bruxelles, Elle & Moi - J 2
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Vendredi 13 mai - « LE SEXE »
Thème imposé par Virginie JORTAY, Metteur en scène de Théâtre

Galienni

Sexes de marbre, de bronze et de papier.

Changement de règle pour le deuxième jour. Ce ne sera pas à moi de trouver le thème du jour, ni à Melody, mais à une tierse personne. C’est donc Virginie qui nous complique l’exercice en nous demandant de composer sur le thème du jour : « le sexe ». Me voilà bien embêté. J’avais envie de photographier la ville, pas autre chose. Comment allais-je m’y prendre pour biaiser ou transgresser ce sujet déjà tabou ?

Il y a quelques temps, j’avais pris position dans le débat houleux « le sexe dans l’art plaît-il ? » lancé sur un post du forum www.palaisdetokyo.com pour en venir à cette conclusion : à notre époque subversive, la représentation du sexe en art irrite mais ne choque plus, car l’imagerie de la sous-culture pornographique investit tous les canaux de communication, y compris celui du secteur du luxe qui continue toujours de surfer sur la vague « porno-chic ». La véritable transgression de l’artiste serait de fabriquer des caches sexes en série pour redonner le pouvoir à l’imagination érotique.

Désespéré, cherchant l’inspiration dans le noir de mon café matinal, je me projette déjà dans un sex-shop à photographier les ustensiles les plus sophistiqués du marché, pour - au pire - informer ceux qui ont été épargnés du ciblage marketing de l’industrie mondiale la plus florissante, avec celles des armes et du pétrole. Puis, soudain, nu sous ma douche à me regarder le nombril, je pense au sexe dans l’art classique. « Pour être original, il faut revenir aux origines » concluait le film d’Altman « Prêt-à-porter ». Convaincu du peu, j’écarte mes deux premières pistes La vie sexuelle des belges et Tourisme sexuel en Belgique pour avoir soudain l’illumination en fixant mon robinet.

Une heure plus tard, je me retrouvais entre un japonais et un allemand pour recadrer en gros plan le zizi le plus célèbre de Bruxelles, celui du Manneken-Pis , la statue-fontaine. Next step, Jeanneck-Pis, sa petite sœur moins connue, reléguée au fond d’une impasse introuvable. Et puis, c’est la fixation sur le beau membre légendaire, érigé en statue dans la ville. Féminin ou masculin, les artistes de l’époque avaient le sens des proportions plus exact que nos contemporains provocateurs. Quoi qu’il en soit, j’obtiens du patrimoine belge le sexe de la nation sans échapper, bien sûr, aux façades aguicheuses des kiosques à journaux affichant d’autres sexes, en papier glacé. Celle-là servira de contre-point pour conclure sur l’idée que ce qui compte n’est pas tant le sexe, mais le rapport que l’on entretient avec. »


Melody

Les villes et le désir, ou les mots d’Italo.

( Le Fugitif et les corps )

"There’s nothing else than trouble and desire" répète le personnage dans The unbelievable truth (Hal Hartley). Rien d’autre que le désordre et nos désirs. Nos désirs qui nous font avancer, le désordre qui nous noie dans le chaos. Quand nos désirs ne sont pas eux-mêmes le début du désordre.

And sex then ? Accomplissement du désir ? Oubli, création d’un désordre comme un monde qui s’accorde à nos désirs. Oubli de tout, jusqu’à soi, dans l’autre.

L’instant d’être-deux.

Et le temps et l’espace qui s’effacent dans le balai des corps qui se cherchent, se rencontrent, se perdent et se trouvent à nouveau. Ultime sensation d’être soi, rencontre en miroir sans teint. Evidence soudaine de l’être et de l’autre. De l’être de l’autre et de l’être-autre. L’existence qui se rattache au fil du désir. Plus rien d’autre que l’entre-deux. Glissement progressif. Lentement. Lentement. Tout glisse, tout s’efface. L’instant. Et encore l’instant d’après. Plus qu’un fil. Plus qu’un fil tendu. Si tendu qu’il pourrait casser. A chaque instant. Il va casser. Non. Il tient. Le fil. Encore il tient. On est là. Toi. Moi. On est là. Et le fil tient. Et Toi, et Moi, et le fil. Il tient. On tient. Un instant encore. Juste un instant. Le fil. Toi. Moi. Le fil. Tout tient. Toi. Le fil. Nous.

Tout…

Et puis plus rien.





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