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Le marché de l’art
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La peinture est, comme n’importe quel autre produit de consommation, soumis au loi du marché. Tout le monde souhaite que l’artiste soit pur, sincère, voir maudit ou incompris. Car chacun de nous, spectateurs, souhaitons puiser dans l’oeuvre d’art l’innocence et la beauté du monde que nous pensons être incapable de voir. L’artiste est le prophète que l’on n’achète pas. On vénère un Van Gogh à titre posthume pour son talent, certes, mais aussi pour son oreille coupée et parceque "il n’a jamais vendu un tableau de son vivant."

L’artiste d’aujourd’hui est face à une autre problématique, puisqu’il vend de son vivant sur Internet ou sur l’une des multitudes foires d’art contemporain. Il est loin de la réalité primaire qui consiste à échanger un tableau contre une poule pour manger [1]

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Lithographie miniature sur billet de banque, 7x13cm, signé galienni 2004

Ce soir là, un soir d’été 2003, j’étais assis à la terrasse de la palette, mon café favori dans le 6ème, lorsque une soudaine envie me vint de dessiner, de formuler une idée de tableau autour du drame qui ébranla la terre entière, le 11 septembre.

Déchiffrage. Il y avait ces deux barres du onze qui faisait II - deux tours verticales parallèles - et la traduction qui faisait Eleven - Phonétiquement Hell Heaven - et qui donna suite par ailleurs à une série de tableaux sur la thématique évangélique Paradis / enfer, version contemporaine. Bref. me voilà sans stylo et sans feuille, le cerveau en ébulition. Je parviens à emprunter un bic au serveur et je trouve devant moi ce billet de 20 Euros sur lequel je griffonne un dessin, le début de quelque chose. L’unique billet me permettant de payer ce que j’avais déjà consommé, soit quatre Leffe, et que je dois voir partir dans la caisse du bar. A l’addition, le billet s’envole avec l’idée, qui se transmettera d’une main à l’autre, du riche au pauvre, de la banque au petit commerce.

Libéralisme Le fantasme né du voyage de ce billet qui se transmet de l’être à l’être, sans que personne ne le conserve pour sa valeur picturale. Une métaphore souhaitée d’un marché parallèle que seul l’artiste peut imposer. Un dessin graffité qui ne vaut rien, sinon le prix de son support : 20 Euros. Au même titre que le taggeur qui compose sur son pan de mur - future ruine de notre civilisation occidentale - j’ai entrepris par la suite de signer d’un dessin les billets de banque que je recevais de mes ventes d’artiste. L’impression à encre, le tamponnage, le dessin automatique...Peu importe, ces billets pourront m’être refusés, d’autres seront encaissés sans être vu. Peut-être même qu’ils sont passés entre vos mains, en douce.


[1] La légende dit qu’un tableau de Van Gogh aurait été troqué par l’artiste lui même à des fermiers et aurait servi à combler un trou dans la grille du poulailler




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